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0761-8980
Changement d'éditeur au 1er janvier 2011
 

 ARTICLE VOL 24/97 - 2007  - pp.269-270  - doi:10.3166/rts.97.269-270
TITRE
ÉDITORIAL

RÉSUMÉ
Dans le domaine de la sécurité routière, les progrès importants en termes de mortalité et de morbidité obtenus récemment en grande partie grâce au contrôle-sanction, les espoirs portés sur les aides à la conduite et la voiture intelligente ont eu tendance à dissimuler celui qui est à l’origine et au centre de l’acte de conduite : le conducteur lui-même. Saisi dans un contexte normatif devenu plus coercitif qui peut le faire émerger très rapidement sur la place publique en tant que conducteur infractionniste, pouvant être dépossédé de son libre arbitre par un véhicule prothésé, ce conducteur est en mal de reconnaissance et de sens. Sans revendiquer un anthropocentrisme dominant, le moment semble opportun pour replacer l’homme conscient au centre des débats et des attentions. Que ce soit dans l’ordre du cognitif, de l’émotionnel ou des compétences psychosociales, les approches en sciences humaines et sociales ont à dire sur l’individu. Elles ont aussi à se faire entendre. Ce numéro de RTS illustre une diversité d’approches possibles, leur singularité et des paroles plurielles sur un usager ayant un statut d’apprenant, en situation réelle ou simulée, voire un statut de transgresseur de normes sociales ou légales. L’acte éducatif dans le domaine de la sécurité routière revêt un caractère polymorphe et complexe à la fois dans ses origines et dans ses développements. En effet, il est amené à fédérer des apprentissages individuels, sociaux et culturels (psychophysiologiques, sensori moteurs, cognitifs et socio-affectifs) tout au long de la vie de l’usager dans ses rapports à la mobilité et ses différents statuts de piéton, passager et conducteur de deux-roues ou de quatre-roues. Se posant entre un usager-consommateur et un usager-citoyen, l’acte éducatif est vecteur potentiel de prévention des accidents aussi bien que d’acculturation à la sécurité routière. Il se déploie dans ce qu’on appelle le continuum éducatif qui agrège différentes mesures, de la maternelle jusqu’à l’après-permis (Attestation de première éducation à la route, Attestation scolaire de sécurité routière, Brevet de sécurité routière, Permis de conduire, Permis probatoire, Permis à points). La thésaurisation de connaissances nouvelles dans ces domaines, l’évolution des modèles référents théoriques, en particulier le modèle européen de l’approche hiérarchique du conducteur, appellent à une réforme du système français d’accès à la conduite, tout en conservant le principe fondateur d’apprentissages tout au long de la vie. Toutefois, si ce modèle européen apporte par sa matrice didactique une réponse à la question du quoi enseigner — compétences et objectifs de formation, il laisse le champ libre sur la question du comment enseigner et la compréhension des mécanismes d’apprentissage. L’approche cognitive des comportements sur les niveaux supérieurs de la tâche de conduite vise à y apporter des éléments de réponse. Par l’intégration des opérations mentales supérieures, la compréhension, l’expérience, l’anticipation et la mise en œuvre d’opérations hypothético-déductives, l’enseignant peut disposer d’explicitations sur les processus cognitifs. En particulier cela lui permet d’appréhender l’écart entre le niveau théorique de résolution d’une situation de conduite et le niveau réellement mis en œuvre par l’apprenant. La voie est ainsi ouverte vers une nouvelle pédagogie alternative. Elle s’inscrit dans la question fondamentale du lien entre des compétences construites et les comportements.

AUTEUR(S)
Francoise CHATENET

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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